Le Vivre-Ensemble Citoyen

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Il est grand temps de sortir de l’inertie ambiante et d’engager une réflexion sur l’organisation du monde, actuellement principalement dictée par des considérations historiques désuètes et économiques paralysantes.
Un des effets pervers de la démocratie, c’est que nous trouvons de plus en plus naturel de déléguer nos pouvoirs en tant que personnes à des institutions. Nous déléguons nos pouvoirs mais aussi notre responsabilité.

Dans une certaine mesure, une société institutionnalisée est nécessaire. Le fond du problème n’est pas que nous avons délégué nos pouvoirs de citoyens à des institutions. Le problème, c’est que nous avons en même temps démissionné. Nous avons permis l’émergence d’un système qui peut se passer des citoyens. Et ça, ce n’est pas seulement malsain, c’est surtout absurde. Dans le système actuel, les gens pour qui vous votez sont parfois tellement loin de vous, que vous ne savez pas pour qui vous votez. Et vous ne savez pas pour quoi vous votez. Mais on vous a donné l’illusion que c’est vous qui avez le pouvoir. Un vote est utile quand on en connaît les enjeux, quand le votant sait quelle sera l’influence de son vote. Quand il sait pour qui il vote et ce que l’élu fera de son vote.

Et on se retrouve dans un monde où les parents délèguent leurs responsabilités à l’école, où les citoyens délèguent leurs responsabilités à des élus, où les malades délèguent leurs responsabilités à leurs médecins. Ça n’est plus de la délégation, c’est du désintérêt, du désinvestissement, de la démission. C’est comme si ces responsabilités ne nous concernaient plus.

Une autre dérive préoccupante est que les citoyens se considèrent de plus en plus comme des consommateurs de la démocratie et ont donc des exigences de clients. On leur a tellement bassiné les oreilles avec la liberté et l’égalité qu’ils en ont oublié la fraternité. Ils ont traduit « liberté » par « j’en fais qu’à ma tête » et « égalité » par « je veux autant que les autres ». Ils ont même fait glisser « fraternité » vers « on me doit tout ». Ils ont pris l’égalité formelle, la nécessaire et juste égalité dans les domaines civique, juridique et politique pour une égalité réelle, utopique celle-là. Les gens en ont conclu que certaines choses leur étaient dues, essentiellement par le biais de l’économique. Ils ont détourné l’idéal démocratique du bien commun, du vivre-ensemble, vers la satisfaction immédiate des besoins des individus. En fait cela court-circuite toute vision politique à long terme, confine les politiciens dans les promesses à court terme et lorgne du côté de la démagogie et du populisme. Quelle ironie que ce soit l’utilisation du suffrage universel, un des piliers de la démocratie, qui soit vraisemblablement à l’origine de ces dérives de la démocratie elle-même. Il est peut-être temps de se souvenir que l’idéal démocratique n’a jamais voulu faire passer le profit personnel avant le bien collectif, mais plutôt le faire découler du bien vivre-ensemble. Si nous visons tous ensemble le bien commun, le bonheur individuel devrait en faire partie. Et, malheureusement, la plupart des citoyens et donc des électeurs actuels, n’ont pas, semble-t-il, cette manière de voir les choses.

Le Vivre-Ensemble Citoyen qui fait partie de l’Asalisme comprend notamment:

  • la participation à des comités locaux ou des groupes de réflexion et d’action
  • une démarche pour devenir un électeur compétent (ou, à défaut, pour avoir la clairvoyance de s’abstenir de voter)
  • une pratique de la solidarité et un investissement dans le vivre-ensemble.

mais aussi

  • la bonne marche de la logistique de la Société
  • l’intervention en cas d’urgence (incendies, catastrophes naturelles,…)
  • l’aide aux personnes “sensibles” ou différentes (seniors, handicapés, malades,…).

Un des effets de la Dotation Citoyenne, notamment via le financement de la Citoyenneté Participative, sera vraisemblablement un regain d’intérêt de la part des Citoyens quant au Vivre-Ensemble et, plus spécialement, à la vie politique.

Grâce à la Dotation Citoyenne, une harmonieuse combinaison de 2 éléments pourraient se faire:

  • grâce au BIXXL, les personnes feraient l’expérience d’une confortable sécurité financière, ce qui les amènerait vraisemblablement à réduire un peu le temps qu’ils consacrent à un travail rémunéré pour vivre la liberté d’être et de faire ce dont ils ont vraiment envie et qui donne du sens à leur vie
  • ce temps disponible fera sans doute émerger chez certains l’envie de s’intéresser à la vie publique et citoyenne et, même, d’y prendre une part active et contributive.

Certains, par exemple, voudront tisser des liens dans leur quartier, d’autres faire du bénévolat ou organiser des tables rondes de discussion et se poser des questions comme:

  • Qu’est-ce que je peux faire pour aider, améliorer mon quartier?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour aider, améliorer ma commune?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour aider, améliorer ma région?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour aider, améliorer mon pays?
  • Qu’est-ce que je peux faire pour aider, améliorer ma planète?