Réinventer l’Éducation, dont l’École

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L’axe des Recherches est ici l’Éducation Systémiste, dont l’objectif est de favoriser l’épanouissement du potentiel de l’Enfant dans le respect de ses 7 Besoins Fondamentaux.

Recherche 1 – Troubles DYS-

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On appelle « Enfants DYS- », les enfants qui souffrent de:

  • dans le domaine des apprentissages scolaires: dyslexies, dyscalculies, dysgraphies, dysorthographies, troubles des habiletés manuelles
  • dans le domaine des diagnostics neuro-psychologiques: dysphasies, TAC et dyspraxies, troubles visuospatiaux, dysgnosies, dysmnésies, troubles attentionnels, troubles dysexécutifs, surdouance

Étudier les causes des troubles DYS- en lien avec l’émergence des besoins fondamentaux et proposer un accompagnement adapté.

Recherche 2 – Instruction en Famille

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Étude de l’effet de l’instruction à domicile (et plus précisément du mode unschooling) sur l’émergence des 7 formes d’Intelligence chez l’enfant. De quelle manière la liberté laissée aux enfants d’apprendre selon leurs rythmes et leurs besoins favorise-t-elle le développement de leurs Intelligences?

Recherche 3 – Les Étapes du Développement de l’Enfant

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Étude comparative entre toutes les théories à propos du développement de l’enfant, y compris les pédagogies alternatives, et y apporter le point de vue de l’éducation systémiste.

Recherche 4 – L’Autodidactisme

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Étude comparative entre l’apprentissage scolaire et en autodidacte.

Recherche 5 – L’Autisme

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Une des caractéristiques des autistes, c’est qu’ils sont incapables de concevoir « je ». Certains traitements peuvent arriver à leur faire dire « je », mais ils n’arrivent pas à s’exprimer en termes de « je ». En se référant à la grille de lecture des 7 Besoins Fondamentaux de l’Approche de l’Alignement, l’hypothèse de travail est qu’il il s’agit là d’un problème lié au Niveau 3: l’enfant autiste n’acquiert pas la conscience de soi.

Rappelons brièvement le processus d’émergence des 3 premiers des 7 Besoins Fondamentaux:

  • Le Niveau 1 couvre la période jusqu’à la naissance. Il concerne le Besoin de Sécurité. Il inclut donc l’incarnation, la conception, la gestation et la naissance, jusqu’à la fin de la symbiose avec la mère, c’est-à-dire le moment où l’on coupe le cordon ombilical. C’est une période où le futur individu est censé vivre une très grande stabilité: c’est des expériences que fait le fœtus pendant cette période que vont découler les croyances à propos de la satisfaction de son besoin de sécurité. Pendant la période de la gestation, le fœtus s’imprègne comme une éponge de son environnement et des expériences qu’il fait. Et ces expériences seront « traitées » et serviront de matière première à l’élaboration des croyances lors de l’émergence du Niveau 3, avec la formation du mental.
  • Le Niveau 2 couvre la période de la naissance jusqu’à 1 an. Il concerne le Besoin de Repères. Lorsque le bébé naît, il entre dans un espace immensément plus grand que le ventre de sa mère, dans lequel il ne reconnaît rien. Il a besoin de Repères: c’est pour cela qu’il touche tout ce qui passe à portée de ses mains. Il porte des choses à sa bouche, il regarde avidement tout et tout le monde. En explorant l’espace, d’un côté il découvre les distances, les limites et les possibles et d’un autre côté apparaît son intégrité physique. Il emmagasine sa liste personnelle de données, de sensations et d’évaluation de ses expériences. C’est à partir de tous ces repères qu’il accumule que, plus tard, il va élaborer ses critères internes sur base desquels il prendra ses décisions. D’un autre côté, au moment où le cordon ombilical a été coupé, le mécanisme de la symbiose s’est arrêté net. Dorénavant, pour qu’il soit déplacé, nourri, protégé du chaud, du froid, d’un animal, pour que n’importe quoi se passe pour lui, il a besoin que quelqu’un d’autre que lui prenne une décision. Il vit exclusivement en fonction de critères externes. Il entre alors dans une phase de dépendance totale par rapport aux adultes qui l’entourent.
  • Le Niveau 3 couvre la période entre 1 an et 2 ans. Il concerne le Besoin de Liberté. Au Niveau 2, l’enfant a découvert les limites. Le Niveau 3 émerge lorsqu’il prend conscience d’une limite bien particulière: celle de son corps, plus exactement de sa peau. Il est capable désormais de concevoir “ça, c’est moi et le reste, c’est pas moi”. C’est ce qu’on appelle l’émergence de la conscience de soi. Le “Je” apparaît. C’est là que l’enfant devient un humain. Jusque là, les choses arrivaient. À partir de maintenant, les choses lui arrivent ou c’est lui qui fait arriver les choses. Il devient conscient du lien cause-effet. Au Niveau 2, il percevait les expériences comme agréables ou désagréables. Maintenant, il va pouvoir décider de les reproduire ou de les éviter. En tout cas, il va commencer à exprimer ses préférences, à vouloir faire les choses par lui-même, à être autonome. Il manifeste son Besoin de Liberté. Mais c’est ici que ça se complique. Depuis la naissance de l’enfant, les adultes autour de lui ont pris l’habitude de le traiter comme quelqu’un de dépendant. Et quand le Niveau 3 apparaît, ils ont en général du mal à percevoir les velléités d’autonomie de l’enfant. Avec les meilleures intentions du monde, ils le maintiennent dans la dépendance. Ils croient qu’il vaut mieux qu’ils décident à la place de l’enfant. Et dans beaucoup de situations, l’enfant est encore incapable de prendre des décisions. Mais il a envie et il a besoin d’apprendre, d’explorer, de découvrir, d’enrichir ses critères internes, d’exprimer ses préférences. Il a besoin d’exister.

Selon cette grille de lecture, c’est donc au moment du passage entre le Niveau 2 et le Niveau 3 qu’une partie du processus reste inachevé: la conscience de soi n’émerge pas, le « je » n’apparaît pas dans la conscience de l’enfant. L’enfant autiste n’ayant pas la conscience de soi reste dans une sorte de monde indifférencié où tout (personne, objet, lui-même) est en quelque sorte sur le même pied. Ne pouvant sortir de ce « magma », il développe une hypersensibilité, une hyperperceptibilité: il reste dans le monde des sensations sans passer au monde des émotions qui nécessite la conscience de soi. Il ne peut que réagir aux stimuli extérieurs souvent de façon excessive sans conscience de ce qu’il fait. Il peut aller au-delà de ses limites avec des risques pour sa propre intégrité corporelle puisque quelque chose dans son système de croyances l’empêche d’acquérir cette conscience.
L’enfant autiste, n’ayant pas la conscience de soi, ne peut acquérir la conscience de l’autre: il n’est pas donc pas capable de rentrer en relation avec les autres.
Ses comportements routiniers, ses manies lui permettent sans doute, en lui fournissant des Repères, d’avoir un certain contrôle sur cet espace, sur ce monde inconnu et inaccessible. C’est sans doute une protection pour lui face à un danger qui lui paraît incompréhensible et sur lequel il n’a pas de prise.
L’hypothèse est donc ici que l »autisme est un message pour tous les éducants mais aussi pour la société. Ces enfants veulent nous dire quelque chose. En comprenant le processus de mise en place de l’autisme, nous en comprendrons le message. Et nous pourrons peut-être achever le processus inachevé.

L’objet de cette Recherche est d’abord de décoder le message de l’autisme en utilisant la Méthode de Décodage du Corps-Métaphore pour identifier quelles croyances dystropiques sont à changer pour faciliter la guérison autant chez les adultes s’occupant de l’enfant que chez l’enfant autiste et ensuite d’utiliser la grille de lecture des 7 Besoins Fondamentaux  pour étudier les causes de l’autisme sous ses différentes formes et proposer un accompagnement adapté.