Repenser la Gouvernance

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Dans le cadre de l’Asalisme (voir sous le Bouton L’Alignement), les Recherches explorent la Gyrocratie, un mot forgé sur 2 racines du grec ancien:

  • gyro-: cercle
  • et -cratie: gouvernement, pouvoir.

C’est une forme de démocratie qui combine

  • la compétence des électeurs et des élus
  • la délégation par suffrage concentrique
  • la prise de décision par consensus.

Recherche 1 – Les Critères de Compétence

Recherche en cours

Qu’il s’agisse de traiter un dossier, expliquer un sujet, pratiquer une activité, enseigner, prendre des décisions,… il faut réunir les Critères de Compétence suivants:

  • Le Savoir. Avoir les connaissances nécessaires. De plus en plus, le Savoir comment Savoir devient indispensable.
  • Le Savoir-Faire. Posséder la Maitrise technique, intellectuelle et/ou manuelle.
  • Le Savoir-Être. Être capable d’adopter de manière spontanée et authentique l’attitude qui correspond aux besoins de la fonction. Par exemple: l’Agapisme, qui consiste à reconnaître son incompétence lorsque son propre bien et ceux des autres est en jeu.

La Recherche porte sur l’Élaboration des Critères de Compétence et leur utilisation dans les domaines de l’Enseignement, des Entreprises et des Institutions ainsi que dans celui dede la Politique. Dans ce dernier Domaine, par exemple, une Recherche consiste à définir de manière très approfondie quels devraient être, outre les « Savoirs » mentionnés plus haut, les Critères de Compétence, par exemple, dans le cas ci-dessous, à une élection politique:

1 – Pour être Candidat

L’Enthousiasme: Le Candidat Compétent se sent concerné par son rôle dans le bien-être (financier, santé, éducation, énergie) des citoyens de sa commune, de son pays,… Il est enthousiaste à l’idée de proposer ses différentes aptitudes ainsi que sa manière propre à lui d’apporter sa contribution à l’ensemble des citoyens. Il sait qu’il ne représente qu’une partie de la population et il tient compte de l’autre partie qui n’a pas voté pour lui.
Le Temps: Le Candidat Compétent a le temps de se consacrer de manière prioritaire à sa fonction.
Sa Mission: Le Candidat Compétent a une vision claire de sa Mission: contribuer au bonheur de tous et le bonheur de chacun. Il a des objectifs concrets et réalistes (tenant compte de la demande des citoyens qu’il représente ainsi que des possibilités qui s’offrent à lui).
La Cohérence: Le Candidat Compétent a une attitude irréprochable et reste authentique en toutes circonstances, sans jamais construire de façade opportuniste. Il est suffisamment compétent pour se rendre compte le cas échéant, soit qu’il a des lacunes dans un domaine et il y remédie au plus vite, soit qu’il arrive au bout de sa compétence et de ce fait renonce à sa fonction.

2 – Pour être Électeur:

L’Enthousiasme: L’Électeur Compétent se sent concerné par la vie politique de son pays et a envie de s’assurer qu’il sera bel et bien représenté par le Candidat élu.
Le Temps: Pour nourrir cet enthousiasme, il faut également que l’Électeur Compétent soit prêt à prendre de son temps pour s’informer sur les compétences dont le Candidat devra faire preuve pour mener à bien sa mission.
Les Ressources financières: L’Électeur Compétent doit avoir un accès facile à toutes les informations existantes au sujet de tous les Candidats et les partis en lice et donc disposer d’une structure logistique et technique performante (informatique, téléphonie, photocopieuse, bureau, etc…). Il doit donc disposer de moyens financiers lui permettant de prendre le temps nécessaire pour comparer les programmes des divers Partis politiques et des Candidats, sans que cela empiète sur son éventuelle occupation professionnelle.

Bref, il doit devenir un excellent « Chasseur de Tête ».
Tout ceci est impossible, et montre surtout l’absurdité du système électoral en vigueur actuellement.
Cette Recherche veut proposer une alternative qui respecte beaucoup plus radicalement l’esprit de la Démocratie: la Gyrocratie.

Recherche 2 – La Décision par Consensus

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Lorsque plusieurs personnes discutent à propos d’un projet commun, elles ont chacune leurs opinions et leurs objectifs. Qu’il s’agisse de préparer des vacances, de voter une loi ou de la réglementation des pauses-café au sein d’une entreprise, c’est toujours pareil. Et que se passe-t-il généralement? Chacun essaie de convaincre les autres d’adopter son point de vue. Alors, on négocie un compromis. Cela veut dire que chacun y a mis du sien, a fait des concessions, a mis de l’eau dans son vin, a fait des sacrifices. Bref, que personne n’est complètement satisfait, voire que tout le monde est frustré. Et puis, on vote et la majorité l’emporte. Cela veut dire que ce système reconnaît à la majorité le droit d’imposer sa volonté à la minorité, dont les besoins ne sont donc pas pris en compte. Le pire dans tout cela, c’est que “arriver à un compromis” est devenu un objectif avoué, que plus personne ne s’attend à un résultat plus satisfaisant, qu’on puisse même en retirer une certaine fierté.

L’idée de base du consensus, c’est de prendre une décision en groupe sans avoir recours au vote. L’objectif est d’arriver non pas à un accord qui gommerait toutes les différences, mais à une solution que tout le monde peut soutenir. C’est-à-dire à se passer d’une “majorité” qui imposerait sa solution à une “minorité” (souvent appelée “opposition”). L’idée est de trouver une solution qui n’entraîne pas nécessairement un accord total, mais d’arriver à une décision à laquelle chacun puisse adhérer, que chacun puisse s’approprier et que chacun puisse soutenir de manière enthousiaste.
Lors d’une décision par consensus, il y a toujours deux objectifs simultanés: la mise au point d’une solution commune et le maintien d’une communication harmonieuse entre les protagonistes. On peut “attaquer” un point de vue sans nécessairement en faire autant avec la personne qui l’a émis.
À tout instant, chacun a la possibilité d’exprimer des émotions (agréables ou désagréables), des préoccupations, des frustrations suscitées par la discussion. Le groupe est censé contribuer à créer une atmosphère qui facilite cela.

Le processus de Prise de Décision par Consensus est expliqué dans Bienvenue sur Terre… – Petit Manuel pour Être la Révolution de Pierre Catelin (avec Axelle De Brandt).

La Recherche consiste ici à l’affiner en proposant à divers groupes de faire l’expérience de l’utiliser au cours de leurs réunions.

Recherche 3 – Le Suffrage concentrique

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Processus démocratique de délégation des pouvoirs, utilisé en gyrocratie, en combinaison avec la compétence et le consensus. Le principe est de constituer des petits groupes qui choisissent en leur sein un ou plusieurs délégués, qui prennent part (si nécessaire) à d’autres groupes réunissant d’autres délégués, de manière concentrique, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un seul groupe, à qui l’on délègue les pouvoirs de décision.
Ce processus consiste à désigner une ou plusieurs personnes représentantes, la désignation se faisant exclusivement en petits cercles, permettant ainsi de donner la parole à toutes les personnes présentes. Personne ne propose sa candidature avant de connaître avec exactitude l’objet de la désignation, puisque le but est de trouver tous ensemble, la personne la plus compétente.

Dans le cas d’une désignation d’un représentant parmi plusieurs Candidats, l’idéal est que les Candidats se retrouvent au sein d’un Cercle de Compétence et utilisent le Consensus pour déterminer qui, parmi eux, est le Candidat le plus compétent. Cela peut sembler étrange que ce soient les Candidats eux-mêmes qui choisissent entre eux et parmi eux les plus compétents. Mais peut-il y avoir quelqu’un de mieux placé qu’un Candidat pour évaluer si un autre Candidat est plus ou moins compétent que lui-même. À la condition évidemment qu’il n’y ait ni égoïsme (mes besoins sont plus importants que les besoins des autres) ou oblativité (les besoins des autres sont plus importants que les miens), mais systémisme (comment faire pour satisfaire les besoins du groupe et de chacun de ses membres, le groupe étant composé non pas des seuls Candidats restant en lice, mais de l’ensemble des personnes concernées par la décision à prendre).

Nous touchons là l’essence du suffrage concentrique: une attitude baptisée « agapisme ». En ancien grec, « agapê » se réfère à l’idée d’amour fraternel. Les repas fraternels des premiers chrétiens s’appelaient d’ailleurs des agapes. L’agapisme suppose un travail sur soi en profondeur, suffisant pour pouvoir prendre des décisions sans ego et pour arriver à être systémiste et lâcher prise.

La Recherche tourne ici autour d’expériences de Suffrage Concentrique et de cette capacité d’agapisme: ne serait-elle pas indispensable lors de toute désignation d’un représentant, notamment lors d’élections communales. syndicales, parlementaires, européennes,…?